D'où me viennent ces envies de vagabondages?

Publié le par Ange

Il est vrai que dans l'article précédent je me suis contentée de donner un sens à des mots séparément, je n'ai pas encore abordé la raison pour laquelle les mots "vagabondage" et "ange" se sont retrouvés imbriqués.

Pour comprendre comment cette fusion a pu se produire, il faut, je pense, remonter loin en arrière.
Selon ses parents, dès son plus jeune age, la petite Angélique vivait valise à la main, passant ses vacances dans la famille, chez les amis, quand elle ne partait pas avec ses parents ou d'autres membres de la famille.
Les vacances en famille se passaient en camping, sous tente, durant quatre semaines chaque année. Pas de réservation, une destination en tête... mais pas d'arrêt tant que l'on avait pas trouvé le soleil. Une fois la région découverte nous levions le camp en quête de nouvelles contrées à explorer.
C'est de cette façon que de l'âge d'un an à l'âge de quinze ans environ j'ai d'abord été aux quatre coins de France puis en Espagne, en Italie et dans le Péloponèse. Au bout d'un temps, le ras le bol des visites "imposées" se fait sentir, c'est l'adolescence, au bout de quelques années à râler lors des visites, préférant rester tranquillement au camping j'abandonne les vacances en famille.

La période des études me verra assez peu voyager, pour diverses raisons personnelles, et je ferai l'expérience des vacances en all inclusive avec un ex ou des amis. C'était bien sympa une semaine après les examens en janvier mais je me suis vite rendue compte que ça ne correspondait pas à ce que je recherchais. Bien qu'ayant rejeté les vacances en famille vers l'âge de quinze ans, leur influence est forte. Partir à l'étranger signifiait pour moi aller à la découverte d'un pays, et non rester dans un hôtel. Vacances signifiait dépaysement, nature, villages pittoresques, nourriture locale, lecture au calme à l'ombre d'un arbre et non piscine noire de monde et nourriture comme chez soi.

Une fois le diplôme en poche, le contrat signé, les clés d'un appartement et d'une voiture en poche, l'esprit se libère. Depuis des années une idée fixe, implantée solidement dès l'enfance était  à suivre, il fallait "assurer" son avenir en obtenant tout ça. Une fois la pression retombée, de nouvelles idées, de nouveaux rêves peuvent naître. On peut continuer sur sa lancée, vouloir faire carrière, devenir propriétaire,... c'est bien souvent la voie qui nous est indiquée dès le plus jeune âge. On peut aussi se poser des questions, se dire que peut être que tout ça n'est pas pour nous, que nous n'y trouvons pas notre compte. Bien vite je me sens "enfermée" dans les bureaux, besoin de mouvement, de nature, de grand air. La routine s'impose, je finis par voir ma vie comme une répétition monotone, sans autre objectif que de se lever pour aller bosser pour gagner de l'argent qui va permettre de vivre... pour se lever pour aller bosser...

Mes pensées se mettent alors à vagabonder, et des idées de voyage naissent...

Publié dans Le projet

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