Train + Vélo... assurément pas la combinaison gagnante

Publié le par Ange

Mardi, nous quittions Nis en direction de Budapest. Au programme, il y avait un train de jour de Nis à Belgrade, 5h d'attente à Belgrade et puis un train de nuit de Belgrade à Budapest.

Nous avons pris les deux billets à la gare de Nis, l'employé ne savait (ou voulait?) nous donner que des sièges en seconde classe, pas de couchettes. A la question de savoir si l'on pouvait voyager avec les vélo il semble répondre que ce n'est pas évident mais pas impossible.

Lorsque le train arrive en gare de Nis, nous cherchons le controlleur pour lui demander où mettre les vélos mais ne le voyant pas nous embarquons tout là où on peut. Lors du contrôle des billets le contrôleur n'avait encore vu que le vélo de Rémy, le mien étant à l'autre bout du wagon, et il nous a fait payer 300 dinars (3,3 euros) pour le vélo.

Le trajet ne se passe pas trop mal, nous avons un confortable compartiment de 6 pour 4 et les 2 serbes se trouvant avec nous sont très sympatiques. Il s'agit d'un couple, ils doivent avoir une soixantaine d'années.

A pratiquement chaque arrêt nous allons voir le vélo de Rémy qui n'est pas attaché. Le mien étant en bout de train, nous l'avons accroché à la porte de séparation du wagon.

Nous sommes arrivés à Belgrade avec 1h30 de retard. Nous prévoyions de revenir à la gare 30 minutes avant le départ de notre train, il nous restait donc quand même encore 3h pour aller manger et faire un petit tour. Nous sortons donc de la gare et croisons un Slovène désespéré, il a raté son train et il lui manque 6 euros pour prendre le dernier bus de nuit le ramenant dans son pays. Rémy le dépanne et il nous apprend qu'il y a des problèmes à la gare des trains, que c'est pour ça qu'il a raté le sien et qu'il a entendu que le train pour Budapest ne partira pas de la gare principale mais de celle de Novi Beograd, qui se trouve à 5km. Nous retournons à la gare vérifier l'information. Celle-ci s'avère exacte.

Nous bénissons cette rencontre sans laquelle nous aurions, nous aussi, raté notre train et enfourchons nos vélos en direction de Novi Beograd. Nous n'avons pas de bonne carte de cette partie de la ville et la gare n'est indiquée nulle part, nous finissons tout de même par la trouver grâce à l'aide de locaux. Nous avons encore 1h pour aller manger, nous allons donc nous faire plaisir et dépensons nos derniers dinars dans un bon restaurant italien.

A 21h30 notre train arrive. Nous trouvons le controlleur qui nous demande de placer les vélos en bout de train. Je m'occuppe du chargement des bagages tandis que Rémy charge les vélo. Cette fois nous pouvons les attacher tout les deux au wagon, nous n'aurons pas besoin de les surveiller durant la nuit, c'est une bonne chose!

Le controleur nous réclame 600 dinars (6,6 euros) pour le transport des vélos. Il montre un papier à Rémy indiquant ce tarif et dit que c'est bon jusqu'à Budapest.... mais indique Subotica (dernière ville serbe avant la frontière) sur le papier.

En Hongrie, nous changeons de controlleur, il revient vérifier tout les billets... et réclame à nouveau un paiement pour les vélos... 21 euros par vélo cette fois! Celà nous semble énorme, nous avons déjà payé 10 euros pour les vélos alors que le tarif pour une personne n'est que de 42 euros pour la totalité du trajet, pas question de repayer ce montant sans en avoir la preuve. Et pourquoi doit-on payer à chaque controlleur et pas à l'achat des billets? Le controlleur discute longuement avec Rémy, menace d'appeler la police si on ne paie pas. Il affirme qu'on a pas l'argent sur nous mais que si on nous montre les tarifs on paiera à Budapest. Il finit par nous laisser tranquille... et à Budapest il ne vient pas nous voir alors que nous sommes les derniers à quitter le quai. En effet, descendre les vélos du train et y remettre les bagages nous a pris du temps. Les gens pestaient contre les vélos qui les génaient pour descendre... mais refusaient de nous laisser remonter dans le train pour qu'on les enlève du passage...

Enfin, nous sommes bien arrivés à Budapest malgré tout...

Publié dans Hongrie et Serbie 2009

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